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Attribué à Giovanni Maria Benzoni (1809-1873), d’après Antonio Canova (1757-1822)
L’Amour et Psyché


Marbre blanc 142 × 90 × 55 cm
inv. 956
Legs Paul Marmottan (1932)
Cette oeuvre est longtemps restée attribuée au plus grand sculpteur italien de la fin du xviiie siècle, Antonio Canova ; il est certain que ce nom ainsi que le sujet traité pouvaient exciter la curiosité de Paul Marmottan : le célèbre groupe de Psyché et l’Amour, aujourd’hui au musée du Louvre, avait fait partie des collections Murat au château de Villiers, l’un des sujets d’étude de l’érudit. En fait, ce groupe doit être rendu à un sculpteur plus tardif qui, comme tant d’autres artistes italiens, a été marqué par l’empreinte de son grand prédécesseur. Outre le jeu tournant des bras et la grâce néoclassique des personnages, on remarque quelques détails rappelant l’ensemble du Louvre, telle la coiffure particulière de l’Amour que l’on reconnaît sur son modèle. L’original de cette oeuvre est réalisé en 1845 (il se trouve aujourd’hui à la Galleria d’Arte Moderna de Milan) et Benzoni en exécute, selon certains historiens, huit répétitions jusqu’à la veille de sa mort ; l’une d’elles aurait été exposée à Paris en 1867 et peut-être s’agit-il de celle-ci. Le sculpteur a pris quelques libertés avec l’histoire de Psyché, telle que la raconte Apulée : aucun épisode ne montre l’Amour tenant l’urne dans laquelle Psyché rapporte des Enfers un peu d’eau du Styx. sur son modèle. L’original de cette oeuvre est réalisé en 1845 (il se trouve aujourd’hui à la Galleria d’Arte Moderna de Milan) et Benzoni en exécute, selon certains historiens, huit répétitions jusqu’à la veille de sa mort ; l’une d’elles aurait été exposée à Paris en 1867 et peut-être s’agit-il de celle-ci. Le sculpteur a pris quelques libertés avec l’histoire de Psyché, telle que la raconte Apulée : aucun épisode ne montre l’Amour tenant l’urne dans laquelle Psyché rapporte des Enfers un peu d’eau du Styx.