Le musée Marmottan Monet et le musée de Grenoble présentent conjointement une exposition exceptionnelle consacrée à l’art du paysage, de 1890 à nos jours. Intitulée « Histoires de paysages (1890-2026) », elle sera présentée à Paris du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027, puis à Grenoble du 5 mars au 4 juillet 2027.
Le XXe siècle, qui s’ouvre sur une guerre mondiale, renoue le lien entre paysage et histoire. On avait cru à une séparation, à un triomphe du paysage devenu autonome. Il s’agissait d’une alliance nouvelle : l’union de deux forces s’entraidant pour affronter la violence du monde. On n’est pas trop de deux face à ce qui sidère.
L’époque a inventé de nouvelles formes, hybrides, dépassant et annulant tout idée de hiérarchie entre les genres, capables d’affronter l’histoire par l’addition de leurs qualités. C’est à ce champ de forces que la présente exposition aspire à donner forme visible et intelligible, en proposant un cheminement en onze stations qui interrogent, au fil d’un courant chrono-thématique, la relation entre paysage et histoire. S’ouvrant sur le geste de Claude Monet qui offre deux Nymphéas à la France, le lendemain de l’armistice du 11 novembre 1918, afin de célébrer la victoire, cette pérégrination témoigne de la résistance constance du paysage en tant qu’agent de l’histoire contemporaine. Il sera question de guerres, de quête de l’origine, d’appropriation et de nostalgie, de paysages intérieurs et de jeu entre nature et abstraction. Il sera question de la relation entre paysage et nation. Il sera question de rapport au temps autant qu’à l’espace, de la façon dont le paysage en tant que force agissante vient recouvrir l’histoire, entre deuil et oubli. Il sera question aussi, de la manière dont le paysage s’est imposé, tel un témoin, pour dire notre époque dans ses aspirations comme dans ses crises, ses utopies comme ses inquiétudes. Le paysage, aujourd’hui, n’est pas qu’une affaire de genre pictural comme il le fut autrefois. En photo, en sculpture, en vidéo comme en peinture, des artistes tentent de donner forme à notre histoire : notre histoire dans le paysage.
Onze sections chrono-thématiques structurent cette exposition : Nymphéas pour l’histoire, Paysages en guerre, Pays, paysage, Abstraire la nature, À l’origine, Paysages intérieurs, Passé, présent, futur, Local, global, total, Après l’histoire, le paysage, Paysages de l’Anthropocène, Paradis perdus ? Ce sont les étapes d’une traversée, les chapitres d’une histoire de notre siècle, dont la mémoire repose dans le paysage.
Commissariat : Pierre Wat, professeur d’histoire et civilisations à l’université Paris I Panthéon- Sorbonne et directeur du Centre de Recherche HiCSA.
24 septembre 2026 - 31 janvier 2027
Plein tarif : 14 euros
Tarif réduit 9 euros
Moins de 7 ans : gratuit
Disponible en français
et en anglais : 4 euros