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anonyme (sculpteur, bronzier)
Bacchus

1805 vers
bronze ; bronze (doré) H. 110 cm ; l. 40 cm
inv. 997
legs Marmottan Paul (testateur) (1932 acquis)
Contre toute attente, ces candélabres qui constituent une paire ne sont pas identiques. Il s’agit en effet d’un couple aux attributs bien distincts, réunis sur le thème très foisonnant des bacchanales. La figure masculine en bronze patiné, le satyre, dansant, vêtu d’une nébride faite d’une peau de chèvre et pudiquement ceinturé d’un pampre, tient une coupe dans une main et le thyrse de l’autre. Ce dernier, entouré de lierre et de pampres, se termine par un premier bouquet de six bras de lumière, imitant un cor de chasse, gardés par des têtes de boucs. Au-dessus, en guise de bras unique, une coupe déborde de grappes de raisin. La figure féminine, la bacchante, est quant à elle vêtue d’une nébride faite d’une peau de panthère. Elle tient une amphore ainsi que le thyrse, similaire à celui de son comparse. Les socles sont également identiques : de forme hexagonale, au décor de bronze doré sur fond patiné, alternant pampres enroulés et bacchantes. Si le thème bachique donne ici toute leur particularité à nos modèles, les figures dansantes sont néanmoins à rapprocher des livraisons de Claude Galle ou de Jean- Jacques Feuchère pour les résidences impériales. Le musée Masséna à Nice conserve par ailleurs une paire identique, dépourvue cependant de son luminaire.