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Claude Galle (1759-1815) et Bailly (1780-1821)
Pendule « L’Amitié voilant les heures »

Entre 1806 et 1815
Bronze doré et marbre vert de mer 70 × 40 × 28 cm
inv. 89
Legs Paul Marmottan (1932)
Cette pendule de forme borne antique est portée par des pieds griffes ailés. Devant celle-ci une jeune femme debout, vêtue à l’antique et de dos, cache partiellement le cadran avec un drapé. Une pendule de ce modèle mais de taille différente fut exposée par Gérard Jean Galle à l’Exposition des produits de l’industrie de 1819. Cette pendule est peut-être inspirée d’une pendule de Claude Galle, père du précédent, présentée et primée à l’exposition de 1806 et ainsi décrite : « une femme voile un cadran et ne laisse apercevoir que l’heure marquée par la pendule ». Les fabricants de bronzes et dorures Claude Galle et son fils Gérard Jean, ainsi que l’horloger Bailly, qui signe le mouvement, ont été très sollicités par le Garde-Meuble pour le remeublement des palais impériaux et royaux. Les collections du Mobilier national comptent un second modèle de ces pendules dites « cacheuses d’heures » étudiées par Bernard Chevallier. On en trouve une description dans le Journal de Paris du 11 avril 1809 : « une femme [une main] appuyée sur le cercle horaire tient une couronne de fleurs, emblème du printemps de la vie ; de l’autre elle s’efforce avec un pan de la draperie, de cacher l’heure à la vue ». Ce dernier modèle, en vente dans le magasin de Galle, serait de Louis Boizot. « La froide et fâcheuse image de la succession des heures seroit un objet triste dans nos salons ; de-là vient que beaucoup de nouvelles pendules n’ont plus de cadran apparent » commente Le Journal des dames et des modes du 20 mars 1811.