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THOMIRE Pierre Philippe (sculpteur, bronzier) (Paris, 1751 ; Paris, 1843)
Lustre aux musiciennes

1815 vers
bronze (ciselé, doré) H. 160 cm ; D. 120 cm ; VOLUM. 1,8096
inv. 707
legs Marmottan Paul (testateur) (1932 acquis)
De facture tout à fait exceptionnelle, cet important lustre en bronze doré présente un cul-de-lampe très richement orné de feuilles d’acanthe et d’une grosse pomme de pin, sur lequel sont assises six musiciennes ailées jouant en alternance du triangle, du tambour et des cymbales. Du noeud central s’échappent vingt-quatre bras de lumière terminés par des têtes de loups ailés mordant les bobèches. L’ensemble est lourdement porté par des chaînes rejoignant une grande rosace étoilée, entourée de roses et de palmes. Par sa richesse absolue et sa qualité, qui en font l’un des chefs-d’oeuvre du musée, ce lustre a longtemps et traditionnellement été attribué à Pierre Philippe Thomire. Il semblerait qu’il soit plutôt l’oeuvre du bronzier Lefèvre, dont les figures de musiciennes « arabesques » étaient la spécialité. Sa production était par la suite distribuée sur le marché parisien par, entre autres, Claude Galle. Le Mobilier national conserve ainsi un lustre à douze lumières aux figures parfaitement identiques, également attribué à Galle. De pedigree impeccable, ce lustre provient des collections du prince de Talleyrand à l’hôtel de Saint-Florentin. Il passe par la suite dans les collections Hervas, Alphonse de Rothschild et marquise de La Baye, pour être acheté le 19 mai 1930 par Paul Marmottan.